Apprendre à déculpabiliser : la procrastination…

 » La procrastination (du latin pro, qui signifie « en avant » et crastinus qui signifie « du lendemain ») est une tendance à remettre systématiquement au lendemain des actions (qu’elles soient limitées à un domaine précis de la vie quotidienne ou non). Le « retardataire chronique », appelé procrastinateur, n’arrive pas à se « mettre au travail », surtout lorsque cela ne lui procure pas de satisfaction immédiate.  » (source Wikipédia).

Voilà, c’est à peu près mon humeur du moment, je n’arrive pas à me mettre à la rédaction d’article pour le blog… Pourtant, j’ai des carnets de notes, des liens, des idées, des images mais je n’arrive pas à donner forme à tout cela.

Cela n’a rien à voir avec une rédaction qui ne me procure pas de « satisfaction immédiate » comme l’indique la définition, car bien au contraire, l’écriture c’est mon petit jardin secret, c’est le moment de la journée où je m’enferme dans ma bulle, ou plus rien n’existe à part mes doigts qui courent sur le clavier et les mots qui s’affichent les uns derrière les autres sur mon écran.

Ordinateur - écriture - réseaux sociaux
Crédit Photo : @Egalimère

Ma procrastination est liée à un événement majeur de ces derniers jours : l’absence des enfants ! 

Alors oui, bien sur, mon cœur de maman s’est serré quand je les ai vu monter dans le bus tous les deux, quand leurs petites mains se sont agitées pour me faire un dernier coucou, quand je les ai vu s’éloigner pour 15 jours.

Colo
Crédit Photo : @Egalimère

Mais depuis, je redécouvre ce qu’est la vie sans enfant et je la savoure ! Je ne ressens pas encore ce manque d’eux, cette envie d’aller fourrer mon nez dans le doudouquipue pour m’enivrer de l’odeur du ptit dernier, je ne souffre pas de ce vide qu’ils ont laissé dans la maison, dans leur chambre. Je sais surtout qu’ils reviennent dans 10 jours et je peux prendre de leurs nouvelles en allant sur le site de l’organisme qui gère la colonie de vacances (et même voir des photos !).

Donc, depuis lundi soir, je vis au rythme de MES envies, sans contrainte horaire, sans avoir à me presser pour aller prendre le RER, sans courir dans tous les sens le matin pour que tout le monde soit prêt à l’heure, déposer les enfants au centre de loisir, aller prendre les transports, bosser, déjeuner sur le pouce, bosser à nouveau, reprendre les transports, aller chercher les enfants au centre de loisirs, préparer le repas, les doucher, les coucher…

Non, depuis lundi, je peux dormir quelques minutes de plus le matin, prendre mon temps pour avaler mon café, me préparer dans le calme…

En fin de journée, je peux rester plus longtemps pour finir la rédaction d’un compte-rendu ou d’une proposition, je ne me stresse pas si le RER a du retard, je peux marcher pour rentrer chez moi et me vider la tête en regardant ces immeubles parisiens que je n’ai pas le temps de voir en temps normal…

Au moment du repas, je redécouvre les discussions avec mon mari, vous savez, quand je peux caser dans la même phrase un sujet – un verbe – un complément sans être interrompue par un « Papa, aujourd’hui à l’école… » « Mamaaan, demain, au centre de loisirs »… Une discussion, une vraie !

Même si les nuits sont difficiles en raison des fortes chaleurs ou des voisins qui oublient que tout le monde n’est pas encore en vacances (jouer au piano « Joyeux Anniversaire » à une heure du matin un mercredi alors que tout le monde a sa fenêtre ouverte ne me donne pas vraiment envie de lui souhaiter plein de bonnes choses), je ne suis plus réveillée par des cauchemars, par une envie de faire pipi, par un doudou qui s’est perdu entre le matelas et la couette…

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Illustration : @Egalimère

Et puis, il y a une chose que je fais plus régulièrement depuis que les enfants ne sont pas là : du SPORT ! J’ai chaussé mes baskets et suis allée faire des tours de stade. Je ne cherche pas la performance mais je me fixe des objectifs que je peux atteindre en fonction de mes capacités physiques. Je redécouvre le goût de l’effort, ce moment où il ne faut pas lâcher et continuer, ce sentiment de bien-être et de fierté une fois la course terminée. Même 20 minutes, oui, parce que c’est déjà ça, parce que c’est un début, parce que je ferai mieux la prochaine fois (et j’ai fait mieux !).

La parisienne
Crédit Photo : @NanaCam

Alors voilà, je sais que cette parenthèse sans les enfants ne va pas durer, je sais que le blog souffre un peu de cette envie de profiter du temps qui passe mais, à la manière de ma copine La mère coupable, je pourrai terminer par  » #J’avoue, je procrastine et je ne culpabilise pas !« .

 

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