Les mercredi en 4/5ème c’est fini !

Voilà près de 10 ans que je travaille à temps partiel avec un jour “off” le mercredi. Enfin, un jour “off”, vous savez ce que c’est quand vous êtes parent et qu’il s’agit d’un mercredi. En gros, c’est LE jour de la semaine où vous casez TOUT ce que vous n’avez pas le temps/la possibilité de faire les autres jours. Le mercredi est donc le jour des rendez-vous médicaux, des activités culturelles ou sportives, des achats de chaussures/vêtements pour les enfants.

Organisation familiale casse tête activités

Bref, quand mes collègues me disent “Repose-toi bien demain” le mardi soir, j’ai envie de les inviter à vivre un mercredi chez moi. Malgré tout, c’est avec une petite pointe de nostalgie de que vais dire adieu à cette journée “off”…

Pourquoi je ne travaillais pas le mercredi ?

J’ai toujours travaillé à temps plein, même après la naissance de Loulou. Quelques temps après la naissance de Ti’Loulou, alors que je travaillais à temps plein, j’ai reçu un courrier de la CAF.

Dans ce courrier, je découvrais que j’avais le droit à une prestation familiale pour l’éducation de mon enfant. Oui, je découvrais parce que je ne m’étais jamais renseignée sur mes droits auprès des différents organismes sociaux.

Je travaillais dans un centre de formation où j’étais payée non pas en fonction de mon diplôme de Psychologue du Travail mais d’une grille de salaire “formatrice”. En faisant un rapide calcul, je me suis aperçue que je gagnerai plus d’argent à être à 80 % avec un complément CAF que de rester à temps plein. Le choix a été vite fait !

Des prestations familiales qui prennent fin mais un employeur qui propose un temps partiel

J’ai vite apprécié d’avoir ce mercredi à la maison, avec ou sans les enfants. Parce que oui, j’ai fait partie de ces “ignobles” parents qui mettent leurs enfants à la garderie le mercredi pour être tranquilles à la maison.

Mais ces mercredis étaient consacrés à quoi selon vous ? Ménage, courses, lessives, devoirs… On est loin de la légende urbaine qui voudrait qu’on se la coule douce le mercredi à base de coiffeur/shopping/thé avec les copines. C’est pourquoi, depuis 2016, j’ai lancé le rendez-vous #en5mots sur ma page Facebook et Instagram.

Bref, ces prestations n’ont duré qu’un temps, tout comme cet emploi précaire d’où j’étais bien contente de partir.

J’ai repris mes démarches de recherche d’emploi et trouvé LE poste que je n’attendais plus MAIS à temps partiel. Les enfants étant encore petits, cela me convenait de pouvoir rester à leur côté un jour par semaine. Niveau salaire, je restais dans l’associatif alors…

Et voilà qu’après 7 ans dans cette structure je quitte mon poste !

A vrai dire, ce n’était pas prévu du tout. Il y a eu des hauts et des bas dans cette structure mais depuis 2 ans 1/2, j’étais très bien.

Avec l’arrivée d’une nouvelle responsable, certaines choses ont changé. J’ai eu plus de responsabilités, j’ai pu développer des partenariats, participer à des groupes de travail à l’extérieur, partir à Berlin pour un séminaire…

J’ai développé de nouvelles compétences et aptitudes et retrouvé une motivation professionnelle conséquente.

Et puis, juste avant le confinement, ma responsable nous annonce qu’elle part. Le choc. Personne ne s’y attendait…

J’ai un long échange avec elle sur les motifs de son départ, ce qu’elle m’a apporté pendant ces deux années 1/2… Et puis, à un moment, elle s’arrête de parler et me fixe. Là, elle me demande ” Pourquoi tu ne prendrais pas ce poste ?

Sortir de ma zone de confort

Ma première réponse a été “Mais je n’ai pas toutes les capacités ni les compétences pour le reprendre !“. Elle a soupiré devant ce manque de confiance en moi. Puis, point par point, elle est revenue sur les missions qu’elle occupe en disant “ça, tu sais faire…” ou “ça, c’est un peu comme ce que tu as fait à telle occasion…”.

Je n’étais pas pour autant convaincue de ma légitimité à reprendre le poste. Il me fallait faire le tour de mes collègues pour avoir leur aval.

Dès que j’ai exprimé la possibilité d’occuper ces fonctions, elles m’ont encouragée à le faire en m’assurant de leur soutien.

Et puis, entre le moment de l’annonce du départ et sa fin de contrat, cela nous laissait un peu plus d’un mois de tuilage. Un mois pour me former, pour prendre connaissance des différents dossiers, conventions, partenariats.

Mais aussi un mois pour investir les autres champs d’intervention de la structure dans laquelle je travaille. Je ne connais qu’une seul domaine, le mien. Il y en a au moins 6 autres…

Crédit Photo : Nana Cam Photos

Et l’organisation familiale dans tout ça ?

Prendre ce poste implique un passage à temps plein. Et qui dit temps plein dit plus de mercredi avec les enfants.

Depuis l’année dernière et le changement des rythmes scolaires, Ti’Loulou n’a plus classe le mercredi matin. Comme il a un cours de guitare le mercredi matin, le centre de loisirs n’acceptant pas les enfants en 1/2 journée, nous passons cette journée ensemble depuis 2 ans donc.

Jusqu’à présent, je ne le trouvais pas assez autonome au niveau de son organisation, des devoirs à faire, de la gestion de son temps d’écran. J’étais donc soulagée d’être avec lui ces jours-là. Mais là, je me demandais comment ça allait se passer pour tout ça, ses déjeuners, etc. ?

Alors, nous avons réuni notre “conseil de famille” pour envisager cette réorganisation ensemble.

Une nouvelle répartition des tâches

Nous avons donc réfléchi à la manière dont cela se passerait sur une semaine. En gros, pas de changement notable sur l’organisation pro/perso/activités culturelles et sportives.

Le seul jour qui me chiffonnait était le mercredi par rapport à Ti’Loulou. Mais, il nous a rapidement dit qu’il serait capable de s’organiser tout seul le matin, de mettre des alarmes pour le cours de musique, de se réchauffer un plat, de faire ses devoirs.

Loulou quant à lui rentrerait du collège vers 13 heures et, comme à son habitude, irait travailler dans sa chambre.

Travailler plus implique aussi que tout le monde mette un peu plus la main à la pâte, notamment les enfants. Ils ont tendance à croire qu’une force surnaturelle vient récupérer leur linge sale dans le panier puis le dépose nettoyé et plié dans leur armoire. Que le lave vaisselle qu’ils remplissent à la fin des repas se vide par cette même force. Donc, on ajoute le linge et la vaisselle à la répartition des tâches.

Le petit chimiste gourmand en cuisine - Loulou

Mais ça, c’était avant le COVID-19

Parce qu’entre le moment où nous avons échangé sur tout ça et maintenant, il y a eu le COVID-19, le confinement, la continuité pédagogique… J’ai mesuré toute la difficulté à concilier le télétravail et cette continuité pédagogique et j’ai grandement apprécié la présence de mon mari à la maison.

Télétravail et continuité pédagogique

Mais, il a repris le chemin du travail depuis le début de cette semaine. Heureusement, en 7 semaines, les enfants ont énormément gagné en autonomie de travail et en organisation. Même Ti’Loulou arrive mieux à canaliser son attention et gérer ses temps de pause. Et ça, c’était pas gagné en début de confinement.

Nous ne savons pas s’il va reprendre le chemin de l’école. Loulou ne retournera pas au collège selon les informations fournies par ses professeures. Nous attendons le 7 mai, les nouvelles annonces, les mesures de confinement strictes ou de déconfinement…

Tout cela est encore plein d’incertitudes.

A l’heure actuelle, je suis certaine d’une seule chose : je vais prendre mes nouvelles fonctions à partir du lundi 4 mai en télétravail.

Nous avons eu des échanges avec la direction et tout le monde est favorable à une continuité du télétravail jusqu’à fin mai. Et ça m’arrange bien par rapport à cette scolarité qui risque de ne reprendre qu’en septembre.

Est-ce que je suis prête ?

Vous avez déjà entendu parler du syndrome de l’imposteur ? Bah voilà, je suis en plein dedans.

Alors, depuis le début du confinement, je lis, je m’informe, je prends des notes, je participe à des Webinaires…

Cela fait seulement une semaine que nous travaillons sur le tuilage avec ma future ex-responsable car nous avons croulé sous les demandes urgentes.

Un brin de bonheur - carnet à bonheur

J’ai l’impression qu’il me reste encore un milliard de choses à voir, à apprendre, à noter pour ne pas oublier.

Je crains de ne pas être à la hauteur, de ne pas savoir prendre les bonnes décisions, d’être prise à défaut… Alors je bosse encore plus, même les mercredi, le week-end, sur ces jours de congés que j’ai du poser.

Je suis consciente qu’en 1 mois, je ne peux pas maîtriser tous les sujets et qu’il me reste encore bien du travail pour être opérationnelle. Mais il faut que je sois indulgente envers moi-même et que j’accepte de ne pas connaître tous les domaines d’intervention.

Donc, voilà, dans une semaine, je change de poste et je suis à la fois impatiente et morte de trouille…

Commentaires

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  2. Par Cesynaly

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  3. Par Canu

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  5. Par mme40ans

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  6. Par Clersev

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  7. Par Christine A

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