Virginie Grimaldi, une Femme Sweet Femme

Virginie Grimaldi est cette Femme Sweet Femme qui me fait passer du rire (en répondant à des spams ) aux larmes (en parlant de choses très personnelles).

Lorsque son roman “Le premier jour du reste de ma vie” est paru, j’étais impatiente de le lire mais il a connu un tel succès que je n’ai pas pu me le procurer tout de suite… Imaginez donc ma frustration quand je voyais tous ces commentaires sur sa page auteure... J’en profite donc pour remercier Marina Confession d’une accro du budget – de me l’avoir envoyé et permis de le lire enfin ! 

L’histoire de ce livre en quelques mots : “Marie a tout préparé pour l’anniversaire de son mari : gâteaux, invités, décoration de l’appartement… Tout, y compris une surprise : à quarante ans, elle a décidé de le quitter. Marie a pris « un aller simple pour ailleurs ». Pour elle, c’est maintenant que tout commence. Vivre, enfin. Elle a donc réservé un billet sur un bateau de croisière qui fait le tour du monde. À bord, Marie rencontre deux femmes qui, elles aussi, sont à la croisée des chemins. Au fil de leurs aventures, parfois loufoques, elles pleurent et rient ensemble, à la reconquête du bonheur. Leurs vies à toutes les trois vont être transformées par ce voyage au bout du monde…

Dans ma tête, ces personnages ont très vite pris les apparences de Marion Cotillard, Fanny Ardan et Ludivine Sagnier et j’ai pris plaisir à les suivre, à vibrer avec elles, à frémir, à être prise d’émotions… Vivement l’adaptation au cinéma !

Rencontre avec celle qui articule les mots pour en faire naître des émotions : Virginie Grimaldi

Bonjour, 

En quelques mots, pouvez-vous nous décrire votre parcours ?

J’ai fait des études de commerce et commencé à travailler dans la banque avant de réaliser que ce n’était pas fait pour moi, mon directeur d’agence n’arrêtait pas de me dire que j’aurais mieux fait de travailler dans le social. Je crois que je l’agaçais légèrement à lui demander sans cesse des facilités pour les clients… Après plusieurs autres boulots et une période de chômage, j’ai créé ma petite agence de communication digitale en 2010.

J’ai longuement hésité, j’ai failli renoncer, mais je ne regrette pas : je sais ce que c’est d’aller travailler à reculons et aujourd’hui, au contraire, il faut que je m’impose des horaires pour ne pas travailler tout le temps tellement j’aime ça !

Depuis quand tenez-vous le blog “Femme Sweet Femme ” et d’où vous est venue cette envie ?

Mon blog est né en 2009, d’abord parce que j’avais envie de raconter plein de choses sansaucun intérêt et besoin de faire rire quelqu’un d’autre que mes chiens (ilsétaient bon public), et aussi parce que j’avais envoyé un manuscrit à des maisons d’édition qui m’avaient gentiment répondu “merci mais non merci” et que je me disais naïvement que si j’avais une petite bande de lecteurs fidèles ce serait plus facile d’en convaincre un. Avec le recul, je me rends compte que 1/ c’était totalement faux, 2/ c’était complètement présomptueux de penser que des gens pourraient aimer me lire et 3/c’est la meilleure idée que je n’aie jamais eue puisque mon blog m’a apporté bien plus qu’une publication (qui n’a rien à voir avec lui, donc…

Femme sweet femme, le blog de Virginie Grimaldi

L’écriture a pris une part importante dans votre vie depuis que vous étiez enfant. Comment trouvez-vous l’inspiration pour vos billets ?
Je n’écris pas souvent, il faut vraiment que l’inspiration soit là. Souvent elle naît d’un
truc insignifiant dont je saisis le potentiel comique, comme le mail désespéré d’une personne à l’agonie souhaitant me léguer sa fortune, la barquette que je fais fondre dans le four ou l’achat d’une paire de chaussures avec deux pointures différentes.  Il arrive parfois que mon blog me serve de défouloir ou de confessionnal, mais globalement c’est la vie quotidienne qui me donne envie d’en rire.

Ecrire un roman est donc un projet de longue date ? Aviez-vous déjà essayé d’en publier
un ? 

J’ai toujours eu ce rêve, mais j’ai toujours eu aussi la certitude que ça n’arriverait jamais. Je me souviens de ma prof de français de terminale à qui j’avais confié mon envie et qui m’avait dit qu’elle écrirait la préface…
Souvent, ce rêve a été rangé au placard, il est ressorti quelques fois.

La première fois, c’était en 2007, j’avais ouvert un petit blog sur Myspace, tenu par un
personnage fictif qui racontait chaque jour ses péripéties. Ca m’amusait, et les lecteurs ont commencé à arriver, si bien qu’une éditrice m’a demandé un synopsis et m’a dit banco. J’ai donc écrit un premier roman, mais vu que je suis tout sauf réactive, quand je l’ai envoyé l’éditrice avait changé de poste et son remplaçant était beaucoup moins séduit. Tout comme les 8 maisons d’édition auxquelles je l’ai envoyé. Quand je le relis aujourd’hui, je me dis qu’elles ont eu raison…Encore une fois, j’ai mis un mouchoir sur mon rêve, le blog me suffisait amplement à assouvir mon besoin d’écriture et, en plus, j’avais un retour immédiat et un échange avec les lecteurs. Mais il y a eu un concours de nouvelles qui a relancé tout ça, puis un concours de manuscrit. Je suis arrivée en finale pour les deux mais ça s’est arrêté là. L’année suivante, en revanche, j’ai gagné le concours de nouvelles et envoyé mon manuscrit à une maison d’édition… qui a dit oui. Comme quoi, je crois qu’il ne faut jamais lâcher. Quand on n’y croit pas, d’autres le font pour nous.

Virginie Grimaldi Le premier jour du reste de ma vie

Votre livre “Le premier jour du reste de ma vie” est en vente depuis quelques mois maintenant et vous allez en assurer la promotion au travers de séances de dédicace. Comment faites-vous pour concilier votre activité professionnelle, le blog, l’écriture, la promotion du livre, votre vie de famille ?

On me propose des séances dédicaces partout en France, mais je me contente des villes
qui ne sont pas trop loin de chez moi. Je n’avais pas prévu ce succès, et donc pas de planning pour assurer ces journées loin de la maison. Mon fils est encore petit (bientôt 3 ans), j’ai du mal à le laisser, et voyager avec lui ne peut pas se faire trop souvent, ni trop loin.

Pour le prochain livre, je m’organiserai mieux… il sera plus grand, on s’organisera des week-ends un peu partout tous les trois, ça nous fera de chouettes souvenirs.

Concernant le reste, le blog, le travail et l’écriture, je privilégie ma vie de famille et j’essaie de dégager le plus de temps pour voir mon fils grandir. J’ai la chance de travailler à la maison et de pouvoir m’organiser à peu près comme je l’entends pour être disponible au maximum… quitte à travailler à des heures très tardives.

Quelles sont les mesures que vous avez mises en place pour faciliter votre quotidien ?

Il y a quelques années, après avoir vécu un événement difficile, mon mari et moi avons décidé de tout mettre en oeuvre pour passer le plus de temps possible avec notre bébé à venir.
On a l’immense chance d’y être parvenus, je travaille à la maison et ça fonctionne suffisamment pour que mon mari soit père au foyer.
Notre fils va à la crèche deux fois par semaine, mon mari en profite pour s’occuper de la paperasse, des choses à faire dans la maison et prendre un peu de temps pour lui, moi j’en profite pour travailler à fond et être un peu plus disponible les jours suivants. Je m’impose aussi un planning et des horaires, et je travaille parfois la nuit quand j’ai pris du retard ou quand je veux m’avancer.

Quels conseils pourriez-vous donner aux autres parents qui peuvent se sentir débordés ?

Je me sens bien mal placée pour donner des conseils, je n’ai qu’un enfant et le luxe d’être assez souple au  niveau du travail. Mais il y en a deux que je me donne à moi-même et que j’essaie d’appliquer au maximum.

Le premier, c’est d’essayer de rendre agréable chaque moment, même ceux qui ne sont pas censés l’être. Quand je change la couche de mon fils, quand je lui donne le bain, quand on va faire les courses, j’essaie d’en profiter pour échanger, partager, rire avec lui.

Le deuxième, c’est de ne pas se mettre la pression sur ce qui n’est pas essentiel. Pas grave si la maison est un peu en bazar, si les jouets traînent un peu partout, il sera toujours temps de les ranger.

Si ce n’est pas indiscret, quels sont vos projets (professionnel,rédactionnel) pour cette année ?

Au niveau professionnel, pas de projet particulier, ma petite entreprise se porte suffisamment bien pour que je refuse les nouvelles demandes. Je continue donc avec mes clients habituels et c’est vraiment chouette.

Au niveau rédactionnel, mon deuxième roman sortira tout début 2016 chez Fayard, en même temps que Le premier jour du reste de ma vie en Livre de Poche.

Fin août sortira chez Solar un petit guide humoristique pour apprendre à survivre à sa belle-mère, sujet que je maîtrise ! Et d’autres sont en cours, mais pas assez finalisés pour que j’en parle.

Si vous avez quelque chose à ajouter, c’est à vous !

Merci pour cette chouette interview, c’est rare que je parle de ma “vraie” vie, j’ai essayé d’être transparente et j’espère que ça pourra apporter quelque chose.

Et merci à toi pour les causes que tu portes, ton blog est d’utilité publique.

Merci Virginie, je suis plus que touchée… Continuez à nous faire voyager au travers de vos livres et de nous faire rire ou pleurer avec votre blog. 

 

https://ssl.gstatic.com/ui/v1/icons/mail/images/cleardot.gif

Commentaires

  1. Par La carne

    Répondre

    • Répondre

  2. Répondre

  3. Répondre

  4. Répondre

Cet article vous donne envie de réagir, laissez un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :