S’organiser pour l’arrivée d’un enfant

Vous avez été quelques unes à réagir à la suite de l’article que j’ai publié pour les 6 ans de Ti’Loulou « Dans mon cœur de mère » dans lequel je vous faisais par de mes doutes sur mes sentiments à l’égard de mes enfants avant leur naissance. Certaines m’ont remerciée d’avoir parlé de cette crainte de ne pas aimer son 2ème (ou 3ème, ou 4ème) enfant autant que les autres et du sentiment de culpabilité qui accompagne ces questionnements. D’autres m’ont demandé « Mais alors, niveau organisation, ça change quoi l’arrivée d’un autre enfant ? » parce que oui, vous êtes quelques unes à avoir envie d’agrandir la famille mais avant de sauter le pas, à vous poser de nombreuses questions notamment à savoir comment s’organiser quand un autre enfant arrive.

S’organiser pour l’arrivée d’un enfant

En fin d’article, vous trouverez des liens vers d’autres blogs ou sites qui parlent de l’organisation familiale parce que ne peux que vous parler de mon expérience avec deux enfants. Je vais parler de notre organisation mais ne vais pas pouvoir aborder les questions de budget, achats à prévoir, aménagement de la maison ou déménagement…

Je vais également vous solliciter vous, lecteurs et lectrices pour avoir vos retours sur l’organisation avec trois, quatre, cinq, (voire plus) enfants, les questions à se poser ou non, ce que cela a changé dans votre vie, etc…

Comme vous pourrez le constater, je n’ai pas de solution miracle mais quelques mesures mises en place pour faciliter notre quotidien :

– une fois par semaine, caler nos agendas pour savoir qui fait quoi dans les semaines à venir et nous organiser à l’avance sur qui va chercher les enfants à l’école, qui les accompagne…
– une répartition des tâches à la maison et l’implication des enfants dans celles qu’ils sont en mesure d’accomplir,
– un planning affiché sur le réfrigérateur qui reprend les rendez-vous important pour nous ou les enfants,
lâcher-prise sur ce qui peut l’être (voir « Comment gagner du temps dans une journée déjà bien remplie« ),
déléguer ce qui peut l’être et gérer les priorités,
– un réseau de parents que je peux appeler si j’ai du retard afin qu’ils récupèrent les enfants en attendant mon arrivée,
– une (peut-être) aide pour les soirs de semaine où c’est trop la course contre la montre,
– un employeur qui a mis en place des mesures pour favoriser l’équilibre vie pro – vie perso de ses salarié-e-s.

Mais avant d’en arriver là, nous avons tâtonné… 

Lorsque Loulou est né, j’étais salariée, pas encore en congé maternité mais en congé pathologique heureusement (rappel, il est né 1 mois 1/2 avant le terme).

Notre demande de place en crèche avait été acceptée mais nous étions dans l’obligation d’attendre que cette dernière soit ouverte. Les travaux ont pris du retard et il a fallu trouver des solutions pour rester à la maison afin de m’occuper de lui en attendant l’ouverture de la crèche. Nos familles sont loin de nous et nous ne pouvions à ce moment là ne compter que sur nous-même. Mon médecin m’avait arrêtée quelques jours pour prolonger la période post-natale et me remettre de la fatigue mais j’ai dû épuiser mon solde de congés et RTT en attendant l’ouverture de la crèche et gérer la période d’adaptation.

Comme je ne travaillais pas trop loin de mon domicile, j’ai demandé à mon employeur de modifier mes horaires de travail en réduisant la pause déjeuner au minimum autorisé par la loi pour finir plus tôt. Comme la crèche était sur mon trajet domicile-travail, j’amenais donc Loulou le matin et le récupérais en fin de journée.

Malheureusement, mon employeur a dû déposer le bilan. Il s’était engagé à transmettre nos candidatures à son réseau et c’est ainsi que j’ai rapidement pu retrouver un emploi. Le poste que j’occupais était très intéressant, comprenant davantage de responsabilités, mais plus loin de mon domicile.

Nous avons changé l’amplitude horaire d’accueil en crèche et pour moi, c’était la course. Je ne pouvais pas me permettre d’arriver en retard au travail car j’avais des rendez-vous à honorer et je ne pouvais pas non plus me permettre d’arriver en retard à la crèche car Loulou restait jusqu’à la fermeture. Les rendez-vous avec mon supérieur hiérarchique étaient souvent en fin de journée et je devais m’organiser bien en amont pour que mon compagnon aille le récupérer.

De plus, je voulais TOUT gérer : ma vie professionnelle, mon enfant, les tâches domestiques, les courses… Je ne voulais rien lâcher, rien déléguer au prétexte que si d’autres y arrivaient, je devais être capable de le faire moi aussi… Le syndrôme de la Wonderwoman… 

Mais, comme j’en ai parlé dans l‘interview de Zen et Organisée, j’ai commencé à sombrer dans le côté obscur de la maternité et j’ai frôlé le burn-out.

Illustration Lilly la Baleine Verte

Illustration Lilli la Baleine

Accepter de lâcher-prise et se faire aider !

Mon compagnon a tiré la sonnette d’alarme à temps et nous avons revu notre mode d’organisation. J’ai accepté de lâcher-prise sur certaines choses, nous avons décidé qui allait chercher Loulou quel jour, nous avons demandé à une baby-sitter d’aller le récupérer 2 jours par semaine pour me permettre de rester plus tard le soir, nous avons également fait appel à une aide pour le ménage une fois par semaine.

Je suis consciente que j’ai de la chance d’avoir pu mettre ces solutions en place et qu’elles ne sont pas données à tout le monde mais je crois que c’est ce qui m’a permis de « lever le pied » et ne pas sombrer dans la spirale infernale.

J’étais en CDD et cela tombait plutôt bien car à 5 mois de grossesse, j’ai fait un gros malaise qui a entraîné une hospitalisation : examens sanguins, IRM… Au final, rien de grave mais les longs trajets m’étaient interdits. Je n’ai donc pas renouvelé mon contrat, nous avons mis fin à celui de la personne qui allait chercher Loulou mais avons conservé l’aide pour le ménage, très appréciable lorsque j’étais enceinte mais aussi après la naissance.

En septembre, Loulou entrait à l’école maternelle, je m’occupais de Ti’Loulou en attendant la réponse de la commission pour une place en crèche.

Lorsque nous avons obtenu la réponse favorable et que l’adaptation fut faite, j’ai trouvé un poste dans ma ville. J’ai commencé par un temps plein mais au bout de quelques semaines, j’ai reçu un courrier de la CAF m’indiquant que je pouvais bénéficier du « Complément Libre Choix d’Activités » jusqu’aux trois ans de mon 2ème enfant. Nous avons fait le calcul et il était plus intéressant financièrement pour moi de travailler en 4/5ème avec un complément de la CAF que de travailler à temps plein pour cette structure de merde (oups !). J’ai donc choisi l’option 4/5ème qui me permettait d’avoir mes mercredi soit avec les enfants, soit pour gérer les différents rendez-vous impossibles à caser en semaine.

Un déménagement, une nouvelle organisation !

L’année suivante, nous avons déménagé, inscrit Loulou dans une nouvelle école mais perdu la place en crèche pour Ti’Loulou. J’ai fait appel au Relais des Assistantes Maternelles de notre nouvelle commune de résidence pour avoir toutes les informations sur les contrats, les coordonnées des assistantes maternelles chez lesquelles il restait des places, l’URSSAF et pajemploi…  Nous avons trouvé une super Nounou et ce fut une nouvelle organisation à mettre en place mais nous nous sommes tous adaptés rapidement.

Je suis très satisfaite d’avoir eu recours à une Assistante Maternelle. Celle qui s’est occupé de Ti’Loulou a fait preuve d’une grande souplesse et d’une grande disponibilité. Elle m’appelait si Ti’Loulou avait de la fièvre, pouvait lui administrer du doliprane parce que notre pédiatre avait émis une ordonnance, me tenait informée de l’évolution… Lorsque j’avais du retard, je l’appelais et elle ne me facturait pas une heure supplémentaire pour toute heure commencée contrairement à la crèche.Bref, l’expérience de la nounou a été très positive pour nous.

Après mon licenciement (dans des conditions honteuses), j’ai retrouvé un emploi dans une structure qui a mis en place différentes mesures pour favoriser la conciliation vie pro – vie perso de ses salariées. La plus importante pour moi est : les horaires variables. Je peux arriver entre 8 h 45 et 10 h 30 et repartir entre 16 h 45 et 19 h du moment que j’ai fait mon temps de travail dans la journée. Je bénéficie également de jours enfants malades, de RTT…

Pour autant, je suis amenée à me déplacer en régions, à participer à des colloques, animer des formations… C’est pourquoi, une fois par semaine, nous calons nos agendas avec mon conjoint : qui récupère les enfants, quel jour, qui part en formation, qui accompagne l’un ou l’autre aux activités sportives ou au tournois/compétitions du weekend ?

 

Avec la réforme des rythmes scolaires, les activités qui étaient auparavant le mercredi ont été reportées les soirs de semaine. Cela demande de l’organisation et ne me donne pas le droit à l’erreur (enfin, pas le droit à l’erreur à la RATP et son fameux RER B) car c’est la course contre le temps deux soirs par semaine.

 

Nous avons envisagé de faire appel à une personne pour nous aider mais à ce jour, nous n’avons eu qu’un seul appel…

Maintenant, je compte sur vous pour me raconter comment ça se passe à l’arrivée d’un troisième (4ème, 5ème…) enfant : mode de garde, organisation, répartition des tâches, emploi ou formation… Tous les conseils seront les bienvenus parce que, comme je le disais en introduction, vous êtes quelques unes à avoir envie d’un 3ème enfant – ou un 4ème, mais avoir besoin de savoir à quoi s’attendre et comment anticiper au mieux l’arrivée de cet enfant.

Quelques sites utiles :

Zen et organisée que je ne devrais plus avoir à vous présenter 😉
Organisation maison pour ses conseils faciles à mettre en place,
L’accro du budget pour apprendre à gérer son budget avec des explication simples et des applications concrètes,
Parlons bébés parce que les babys planner peuvent aussi vous venir en aide dans vos projets de naissance.

Commentaires

  1. Par Asna

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  3. Par Jennifer

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