Dans mon coeur de mère ou l’arrivée du 2ème enfant

Aujourd’hui, mon cœur de mère se serre dans ma poitrine comme à chacun de ses anniversaires. Aujourd’hui, Ti’Loulou a 6 ans… Déjà…

Je pourrais vous raconter sa naissance parce qu’elle est pleine d’anecdotes du style :

2 h 30 chrono entre la 1ère contraction et la délivrance (oui, j’aime bien dire délivrance : accouches sans péridurale et tu comprendras !),

– Quand on entend des parents dire que leur enfant porte le nom de la maternité, de la rue de la maternité ou l’endroit où il est né… on se dit qu’il a eu de la chance qu’on ait déjà choisi son prénom à l’avance parce qu’il aurait pu s’appeler “Porte d’Orléans“…

Je pourrais vous parler de tous les progrès qu’il a accompli depuis ses premiers pas jusqu’à sa presque-fin de maternelle, de la manière dont il a su prendre sa place dans notre famille, de ses petites phrases que je partage presque au quotidien sur la page Facebook, de sa curiosité…

Mais je préfère vous parler de l’avant… 

Avant d’avoir un coeur de mère 

Dans ma vie d’avant, avoir des enfants ne faisait pas partie de mes objectifs de vie. Contrainte par la force des choses, j’avais fait une croix, ferme et définitive, sur tout ce qui se rapprochait de la maternité au point de rejeter tout ce qui avait un rapport avec les enfants. J’ai fait partie de ces femmes qui ne s’extasiaient pas devant un ventre rond, devant un nouveau né, devant un nourrisson qui fait ses premiers “aheu”, devant l’enfant qui marche, devant celui qui me montre ses dessins…

J’avais bâti un mur, que dis-je un mur, une forteresse entre la maternité et moi.

Et puis, ma vie a pris une autre tournure et la question des enfants s’est rapidement posée (une vague histoire d’horloge biologique…). Après toutes ces années de conditionnement, je n’étais pas certaine de mon aptitude à devenir mère, je ne savais pas si je serais capable d’aimer un enfant, de le prendre dans mes bras, d’en prendre soin, si j’aurais la patience de subir des nuits sans sommeil, des pleurs, des cris…

Cela a pris du temps mais un beau matin de vacances sous le soleil des Seychelles, j’annulais mon cours de plongée sous marine parce que je venais d’apprendre que j’allais me lancer dans une nouvelle aventure : celle de la grossesse.

J’ai vécu cette grossesse sereinement (enfin, seulement après avoir passé le “cap” du premier trimestre), je sentais mon enfant bouger, je passais de longs moments à caresser mon ventre, je lui parlais… Je savais déjà que je l’aimais…

Le saut dans l’inconnu

Et puis Loulou est arrivé, un peu trop tôt. J’ai été brutalement plongée dans le monde de la maternité auquel je n’étais pas si préparée que ça finalement. Pendant quelques semaines, il a été notre centre d’intérêt, le cœur de nos préoccupations, ce qui a fait de moi une mère protectrice et nous avons tissé un lien très fort tous les deux (je ne parle que de moi mais comprenez que ce lien est très fort avec son père également). J’avais l’impression qu’il prenait toute la place restante dans mon cœur et j’étais amplement comblée. 

Mère enfant

Illustration Fanala

Les mois ont passés, nous avons pris nos habitudes de vie entre la crèche, le travail, les weekend, les voyages à trois…

Et voilà qu’Egalipère me pose la question du deuxième enfant...

Tout comme pour le premier, je me suis beaucoup interrogée, mais les questions étaient d’un autre ordre :

Est-ce que je vais autant l’aimer que Loulou ? Comment est-ce que nous allons organiser notre vie familiale et professionnelle alors que tout roule comme ça ? Comment ça va se passer avec son frère ? Et s’ils ne s’entendent pas ? Et si Loulou est jaloux ? Et s’il n’arrivait pas à trouver sa place ? Et si… Et si après c’était trop tard pour le faire et que je le regrettais ???

Alors nous nous sommes lancés et, une fois encore, cela a pris du temps, tellement de temps que je commençais à me demander si ce n’était finalement pas trop tard…

Lorsqu’au retour des vacances d’été j’ai vu les deux petits traits roses sur le bâtonnet du test de grossesse, j’ai ressenti ce mélange de joie et d’inquiétude et toutes ces questions qui revenaient.

Nous avons acheté des livres pour préparer Loulou à l’arrivée de ce bébé et avons essayé de l’impliquer dans le choix du doudou, de la gigoteuse, des pyjamas… tout en le rassurant sur notre amour pour lui et la place qu’il aurait toujours dans notre cœur.

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C’est cette place dans mon cœur qui me faisait peur justement… J’avais l’impression que le mien était déjà plein et donc peur de ne pas avoir suffisamment d’amour à donner à celui qui allait venir

L’arrivée du deuxième enfant

Et voilà que Ti’Loulou a déboulé dans nos vies comme un boulet de canon… Juste après sa naissance, j’ai eu du mal à réaliser qu’il était là tant les choses se sont passées vite. Il était là, dans mes bras alors que j’étais encore abasourdie…

Lorsque nous sommes arrivés dans la chambre de la maternité, que je me suis retrouvée seule avec lui, je me suis allongée, j’ai relevé mes genoux pour l’asseoir face à moi et je l’ai observé… longtemps… très longtemps… J’attendais… J’attendais…  

Mais il était où ce fameux sentiment d’amour maternel inconditionnel ??? 

Mais pourquoi je ne ressentais rien à part vous savez quoi (oui, Madame la Culpabilité et son grand bâton qui vient vous taper sur la tête…). Je le regardais, je lui parlais, je lui disais “Je suis ta Maman et je t’aime tu sais…” mais je ne ressentais toujours pas cet amour, mon cœur n’explosait pas dans ma poitrine, ma respiration ne se faisait pas plus courte…

J’attendais et rien ne venait... J’attendais et j’avais peur de ne pas l’aimer… J’attendais et j’essayais de ne pas culpabiliser parce que je ne ressentais rien de tout ce que j’avais pu lire dans les livres sur la maternité, sur les blogs, dans les magazines, rien de ce que j’avais vu dans ces émissions, ces films ou ces séries télévisées où les mères sont en larmes lorsqu’elles regardent leur nouveau né…

Les heures ont passé, je me suis occupée de lui, je l’ai nourri, je l’ai changé, je l’ai baigné, je lui ai donné les soins…

Ce n’est que le sur-lendemain qu’Egalipère est allé récupérer Loulou chez son grand’père à qui nous l’avions confié le temps de faire connaissance avec notre nouveau né.

Quand ils sont arrivés dans la chambre, Loulou regardait le berceau de loin, pas plus intrigué que ça par ce petit être qui dormait à l’intérieur. Egalipère est sorti pour aller demander à l’équipe soignante quand nous aurions l’autorisation de regagner le maison. Loulou s’est alors approché du berceau, lentement… Il s’est mis sur la pointe des pieds pour toucher la main de son petit frère et je crois que c’est à ce moment que mon cœur a explosé : là, devant mes yeux, se tenaient les 2 personnes les plus importantes de ma vie, celles qui prennent tant de place dans mon cœur et dans ma tête, celles qui me donnent des frissons quand je les regarde, celles qui font monter en moi des torrents d’émotion et des montagnes de tendresse… 

 

Mes peurs et mes doutes se sont envolés, Ti’Loulou avait trouvé sa place dans mon cœur et dans notre vie et je l’aime un peu plus chaque jour d’un amour infini.

“L’amour d’une mère ne se divise pas, il se multiplie à l’infini”.

 

Illustration It's a mum's life
Illustration It’s a mum’s life

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Comments

  1. By Anonyme

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  7. By lulue

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