Mam’an Forme, le bien-être après bébé

Ludivine pourrait bien devenir votre meilleure alliée à l’approche des beaux jours.

Mais avant qu’elle vous parle de son activité, je vous laisse découvrir comment est née cette idée et comment elle a pu se concrétiser.

Mam'an forme

Crédit Photo Mam’an FORME

Bonjour Ludivine, 

En quelques mots, pouvez-vous nous dire qui vous êtes et quel est votre parcours ?

 Ludivine, 32 ans, maman de 3 crapouillots de 4 ans et 2*6 ans. Je suis docteur en physiologie des activités physiques et nutrition, ce qui ne veut pas dire grand chose pour la majorité des gens! En clair, j’ai travaillé dans un laboratoire de recherche universitaire pendant 6 ans, pour mener les travaux de recherche qui m’ont permis d’obtenir mon doctorat. Et en parallèle, je donnais des cours à la fac.

A quel moment avez-vous décidé de vous lancer dans la création de Mam’an Forme et pourquoi avoir fait ce choix ?

Le fait d’avoir des enfants (surtout 3 en 22 mois!) pendant ma thèse de doctorat n’a pas forcément été bien perçu par mon entourage professionnel. Et pour mener à bien mes travaux de recherche, pas question d’arrêter quoi que ce soit. On a donc eu un rythme de très speed pendant quelques années, avec les 3 enfants qui étaient chez la Nounou 50h/semaine. Quand j’ai enfin terminé mon doctorat, j’ai eu besoin de me poser un peu. Il me restait 6 mois de congé parental à prendre avant les 3 ans de ma fille, j’ai pu réfléchir à ce que je voulais, à la vie que je souhaitais. Et en même temps, l’idée de Mam’an Forme est arrivée un peu par hasard, en me promenant sur le Net. Lancer mon activité correspondait bien à mon caractère et au style de vie dont j’avais envie (notamment au niveau de l’indépendance), la situation était propice, c’est devenu une évidence pour moi…

Comment avez-vous fait pour passer de l’idée de création au projet ?

J’ai laissé l’idée mûrir dans ma tête plusieurs mois, sans rien poser sur le papier.
Puis est arrivée la fin de mon congé parental, l’inscription à Pôle Emploi, et la formalisation du projet. L’élément déclencheur, ça a été les JRCE (les Journées Régionales de la Création d’Entreprise), qui ont lieu à Rennes tous les ans. En 3 jours, j’ai rencontré des gens, récolté des tonnes d’informations, et tout est devenu très concret. Mon chemin était tracé, et j’étais surmotivée!

Avez-vous pu bénéficier d’un accompagnement par une structure pour vous aider dans vos démarches, pour choisir le statut juridique le mieux adapté en fonction de votre activité, vous informer sur les aides à la création d’entreprise pour les femmes ?

Suite aux JRCE, j’ai contacté 2 organismes qui assurent un accompagnement à la création d’entreprise près de chez moi: la BGE et la CCI. La première avait des délais très longs pour un accompagnement, alors qu’à la CCI, j’ai assisté à une présentation sur la création d’entreprise la semaine suivante, et j’étais reçu en entretien individualisé le lendemain de la conférence.
J’avais déjà bien avancé sur la partie « administrative « (les statuts, etc…) du projet, et nous avons échangé sur la partie faisabilité/étude de marché. J’ai revu la personne en charge de mon dossier une fois, pour faire le bilan de l’étude marché. Pour « poser » concrètement tous les éléments, j’ai rempli le dossier de création d’entreprise de l’APCE. Même si on n’en a pas besoin pour obtenir des financements ou autre, c’est un exercice que je conseille à toutes celles qui veulent se lancer, car cela oblige à penser à tout et à aller au bout de son projet.
L’accompagnement par la CCI s’est arrêté là, mais je pense que c’état suffisant.
Par ailleurs, je me suis rapproché de réseaux dédiés à l’entrepreunariat féminin (Entreprendre au Féminin dans un premier temps, puis les Mampreneurs), où j’ai pu avoir des infos sur les aides spécifiquement destinées aux femmes (mais il n’y en a aucun auquel j’ai pu prétendre!).

Lors de vos démarches, avez-vous senti qu’être une femme pouvait être un frein à la création d’entreprise ou au contraire un avantage ? Comment cela s’est-il manifesté ?

Je n’ai pas ressenti de frein lié au fait d’être une femme, mais je pense que cela s’explique car d’une part, je crée une activité destinée aux femmes et que je semble donc « légitime » dans mon rôle, et d’autre part, parce que je n’ai pas eu besoin de financements. Dans ce dernier cas, je pense que ça aurait été plus compliqué…

Quelles sont les principales difficultés que vous avez rencontré lors de la création de Mam’an Forme ?

Réussir à tout gérer toute seule. J’ai plusieurs casquettes dans mon entreprise, et ce n’est pas toujours évident!
Et en second lieu, l’incompréhension des gens sur le temps que ça prend de créer une entreprise. Et non, ça ne se fait pas en 15 jours…

De quoi aviez-vous besoin pour vous lancer dans votre nouvelle activité ?

Essentiellement de temps… J’avais la chance de pouvoir techniquement tout mettre en place toute seule, et de m’autofinancer car mes besoins étaient faibles. J’ai profité d’être inscrite à Pôle Emploi pour construire sereinement mon projet. J’ai aussi la chance d’avoir une base financière, à savoir un mari qui travaille et qui assure un revenu minimum pour notre foyer + les aides financières de Pôle Emploi pour la création d’entreprise (le versement d’un capital dans mon cas).

Pouvez-vous nous dire en quoi consiste cette activité ?

Il s’agit d’un site internet qui propose aux mamans de jeunes enfants un programme personnalisé de remise en forme et des conseils nutritionnels. L’idée de base était d’aider les mamans à prendre soin d’elles, même si elles sont déjà très occupées, en intégrant les enfants dans les activités. Je m’occupe donc de concevoir les programmes pour chaque maman, et de gérer le site internet.

Comment faites-vous pour concilier votre activité professionnelle et votre vie personnelle ?

Les enfants sont à l’école en journée, je les récupère pour déjeuner mais ils vont à la garderie le soir. Je m’astreins donc à des heures de travail fixes, comme si j’étais à l’extérieur: 9h-11h30, 13h30-18h. Je coupe mon portable pour ne pas être dérangée (je suis joignable en permanence par mail et sur les réseaux sociaux…).
Le plus dur, c’est de déconnecter. Le soir, je suis beaucoup sur les réseaux sociaux, et souvent c’est autant à titre professionnel que personnel… Et je n’ai pas encore résolu le problème des vacances! Mais l’avantage, c’est que j’ai « juste » besoin de mon ordinateur et d’une connexion Internet pour travailler. Je peux donc envisager de déplacer mon bureau 🙂

Quelles sont les mesures mises en place pour faciliter votre quotidien ?

Une organisation sans faille, pour ne pas être parasitée dans la journée par les tâches ménagères ou autres contraintes de la sphère privée.
Je suis une adepte des To-Do List, des plannings affichés sur le frigo et des listes de menus pour la semaine! Et j’ai une journée par semaine pour mes RDV extérieurs: si j’ai quelque chose à caler, c’est simple, je sais que c’est le vendredi (jour de cantine pour les enfants).

Quels conseils pourriez vous donner aux femmes qui souhaitent se lancer dans la création de leur activité ?

1/ Croire en elles et en leur(s) idée(s)
2/ Vérifier (quand même) la faisabilité du projet, sur le plan financier (peut-on espérer en vivre?) et sur le plan de la clientèle (quelqu’un va t’il payer pour ce que je veux vendre?).
Si c’est oui à ces 2 questions : GO!!!

Si vous avez quelque chose à ajouter, c’est à vous !

Pour se lancer dans l’aventure de l’entrepreneuriat, je pense qu’il faut se sentir, au fond de soi, chef d’entreprise. On ne vous donnera pas ce statut (j’ai même envie de dire « au contraire », parce que vous êtes une femme), c’est à vous de le prendre et de l’assumer!
Et ensuite, pour vivre sereinement au quotidien, il faut y travailler. Je suis fan de Zen et Organisée de Diane Ballonad Roland ; et mon indispensable, c’est « Maman Organisée » d’Emmanuel Hamet. Il y en a certainement d’autres, mais ce sont 2 « outils » qui ont énormément aidé ma famille à vivre cette aventure de façon épanouie.

Encore une dernière chose: merci à toi d’avoir créée cette rubrique, pour donner confiance aux femmes et leur montrer que oui, c’est possible d’entreprendre !

Merci Ludivine !

Mam'an forme logo
Vous pouvez retrouver Ludivine sur  :

– le site http://mamanforme.com
– la page Facebook http://www.facebook.com/mamanforme
– Twitter http://twitter.com/MamanForme
– le blog (qui est un peu plus perso) Le Journal d’une Mam’an Forme htt://blog.mamanforme.com

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Si vous aussi vous avez envie de partager votre parcours de créatrice d’entreprise, vous pouvez m’envoyer vos coordonnées par mail egalimere@gmail.com ainsi qu’un lien vers votre site ou votre page FB.

Pour rappel : ces interviews n’ont aucune visée promotionnelle de l’activité des personnes interrogées, l’objectif étant de communiquer sur le thème de la création d’entreprise par les femmes, d’apporter des informations et conseils.

Commentaires

  1. Par Angeline

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  2. Par Anaïs

    Répondre

  3. Répondre

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