Chaud Cacao la confiance en soi

Pour ce rendez-vous #10dumois d’août sur le thème “Chaud Cacao”, je vais vous parler d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Un temps tel que le chantait Aznavour, que les moins de 20 ans ne connaissent pas non plus d’ailleurs. A ce moment là de mon billet, je sais que je passe déjà pour une vieille du haut de mes presque 50 ans. Mais j’assume totalement mon âge et c’est surtout avec tendresse que je me penche sur mes jeunes années.

Parce qu’en ces jeunes années, je rêvais d’insouciance, de voyages, d’aventures. De monter “à la capitale” pour devenir une personne très populaire et faire de belles rencontres. Ou tourner dans des films, me produire sur scène devant un public en délire… Bref, un temps où tous les possibles s’offraient à mon imaginaire.

Et dans mon imaginaire, il y avait souvent un petit grain de folie, ce petit quelque chose en plus qui me faisait défaut.

10 du mois macaron participant-e-s

Chaud Cacao

Chaud Cacao, cho cho cho chocolat… Qu’est-ce que j’ai pu m’égosiller sur cette chanson d’Annie Cordy quand j’étais gamine. J’adorais cette femme, son extravagance, ses tenues, son air toujours jeune et enjoué. Elle me faisait rire, chanter, danser, virevolter, tournoyer.

Je prenais des airs de divas avec mon faux boa en reprenant ses chorégraphies devant la glace dans la chambre parentale. Elle représentait tout mon contraire alors dans mon imaginaire le plus fou, je me rêvais en Annie Cordy.

Mais ne chante pas Chaud Cacao qui veut

Bien à l’abri des regards, j’osais être celle à laquelle j’étais bien loin de ressembler. Une brosse à cheveux dans la main, je m’imaginais accueillie par Michel Drucker devant le public de Champs Élysées. La foule se levait, applaudissait et j’entonnais à tue-tête “Chaud cacao, cho cho cho chocolat…”. Tout le monde se levait pour danser et chanter, c’était la fête la plus totale. Devant mon miroir public, j’encourageais les gens à lever les bras, à bouger, à sauter. Je terminais la chanson en envoyant des bisous volants et des millions de merci.

Je gardais quelques instants en moi ces moments de purs délires et de bonheur transmis par mon public imaginaire. Et puis, lentement, je posais mon costume et je redevais moi. Une petite fille haute comme trois pommes assez discrète et sage.

Mais ces moments passés à être Annie Cordy me permettaient d’être quelqu’un d’autre le temps d’un “Chaud Cacao”. C’est un peu comme si, finalement, elle était mon “double maléfique” à moi. Une version un peu moins trash que le double maléfique de Florence Foresti (à voir ICI). Bon, en même temps, à 10 ans, je n’avais pas encore touché à la bouteille… Bref, à Annie Cordy l’extraversion, à moi la discrétion, la timidité, le manque de confiance en moi.

Chaud Cacao la confiance en soi

Les années ont passé, Annie Cordy n’apparait plus que très rarement sur nos écrans. Et pourtant, ses chansons continuent à trotter dans ma tête et me mettre du baume au cœur.

Mais en rédigeant cet article et en me revoyant enfermée dans cette chambre parentale pour me donner en spectacle face à moi-même, mon cerveau s’est mis à cogiter.

A quel moment je me suis dit que je ne devais pas aller montrer mon spectacle à ma famille ? Pourquoi, si jeune, j’ai fait comme de nombreuses autres personnes : avoir peur de me montrer. Peur du ridicule, peur de me faire rembarrer ou disputer, de ne pas intéresser les autres avec cette chanson ? Je ne sais pas et je ne le saurai sans doute jamais.

Que ce serait-il passé si j’avais osé aller au bout de mes rêves les plus fous ? Qu’est-ce qui fait qu’à un moment, nous renonçons à tout ça ? Pourquoi ? Parce qu’on manque de confiance en soi et qu’on a peur d’oser ?

Soyons toutes et tous cette Annie Cordy qui sommeille en nous !

Voilà sans doute comment commence l’autocensure chez de nombreux enfants. Ne pas oser, ne pas s’autoriser quelques moments de folies, en ayant peur du regard et du jugement des autres.

Ne vous enfermez pas chez vous ou dans vos chambres, seul-e-s devant un miroir.
Réveillons la Annie Cordy qui sommeille en chacun de nous, cette part d’enfance et d’insouciance qui peut nous faire défaut.
Osons le lâcher-prise quand cela est permis, quand notre environnement est propice à cela.
Oui, encore une fois, OSONS être nous-mêmes !

Est-ce que ce thème aura inspiré les autres participant-e-s ?

Vous le saurez en cliquant sur les liens ci-après.

Et n’oubliez pas, rendez-vous le 10 septembre pour le #10dumois sur le thème “Je ne veux pas y aller !”

Thèmes 10dumois 2018 - Egalimère - Silent sunday 88

Comments

  1. By Stéphanie Rasleblog

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