Culpabilité : et si on lâchait-prise de temps en temps?

La culpabilité, vous savez, c’est ce sentiment qui vous prend la tête, qui vous serre le cœur, qui vous retourne les entrailles et peut vous donner l’impression d’être une mauvaise mère ou mauvais père…

Il faut bien l’avouer, parfois, la culpabilité, ça bouffe la vie !

Auteur-e non identifié-e

Combien de parents sommes-nous à nous enfermer dans ce sentiment, à vivre avec au quotidien, à ne pas oser faire ceci ou cela pour ne pas augmenter cette sensation de mal faire les choses ???

Vous n’avez jamais eu envie de dire STOP, ça suffit, qu’elle s’en aille cette maudite culpabilité ???

Moi, oui.

Au travers de mon travail, des ateliers auxquels j’assiste, de mes lectures, j’ai retenu qu’il était important de savoir déculpabiliser, de lâcher prise de temps à autre et d’arrêter de vouloir être une mère parfaite (père parfait, ça marche aussi !)

A l’aide de petits exercices, difficiles au début parce qu’on n’efface pas comme ça 7 ans de culpabilité d’un coup de baguette magique, il est possible de s’en sortir.

 Je n’ai pas de solution miracle sinon, croyez bien que j’aurai déjà rédigé un manuel que j’aurai sans doute vendu à des millions d’exemplaires.

Mais je vais, au travers de ce blog, partager mon expérience et celle des personnes qui m’entourent.

Un exemple pour travailler sur le lâcher-prise et la culpabilité ?

Prenez l’exemple de ces matins où vous êtes fatigué-e, que la nuit a été difficile et que vous n’avez qu’une envie, profiter encore un peu de votre lit, rester au chaud sous la couette…

Pourquoi ne le faites-vous pas ?

Parce que vous allez trouver mille et une excuses de vous lever : les enfants auront faim, ils risquent de faire des bêtises si vous ne les surveillez pas, ils vont allumer la télévision alors que vous leur interdisez de la regarder le matin…

Bref, la liste est bien longue pour vous convaincre qu’il faut vous lever sous peine de voir Madame la Culpabilité venir frapper à votre porte.

Alors voilà comment j’ai réussi, un matin, à oser rester au chaud sous ma couette alors que les enfants se sont levés.

Je me suis lancée dans l’exercice inverse, à savoir essayer de lister toutes les raisons que j’avais pour NE PAS ME LEVER :

  • Il n’est même pas 7 heures 30,  un samedi alors qu’en semaine ils râlent quand je les réveille à 7 heures 20 pour aller à l’école à coup de “j’ai pas assez dormiiiiiiiii” (ce matin, c’est Maman qui n’a pas assez dormiiiii !!!),
  • Ils ne sont plus des bébés, ils peuvent bien patienter un peu avant de prendre un petit déjeuner,
  • Je vais fermer les yeux sur le fait qu’ils vont sans doute braver l’interdit et essayer de regarder un dessin animé de bon matin,
  • Même si je ne me lève pas, je suis en mode “écoute attentive” (le lâcher prise, ok, mais quand même prête à intervenir au moindre cri/pleur/appel…),
  • Ça caille et un petit sursis de temps bien au chaud sous la couette avant d’affronter le froid, ça fait du bien,
  • Entendre Loulou faire le grand frère, ça me touche (il est où mon bébé ????),
  • Ils savent où me trouver en cas de besoin.

Et vous savez quoi ? J’ai réussi à savourer ces quelques minutes de plus passées dans mon lit.

Je n’ai pas retrouver le sommeil mais j’ai pu profiter d’un petit moment de calme, bien au chaud, à me détendre et m’étirer avant de me lever.

Les enfants étaient en effet devant la télévision (au-revoir mes principes !), avaient envie de prendre leur petit-déjeuner (ils n’ont pas encore l’autorisation de se servir des plaques de cuisson ou micro-onde), mais à aucun moment n’ont manifesté le besoin d’avoir un adulte à leurs côtés.

Je ne dis pas que c’est facile de prendre ce petit temps pour soi quand on a l’habitude de se lever au moindre bruit des enfants mais là, quel petit moment de fierté quand même et le meilleur de tout cela : zéro culpabilité ! 

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