Au secours, mes enfants se chamaillent sans arrêt !

J’ai grandi avec 2 sœurs et un frère et je me souviens qu’on se chamaillait souvent au point de faire sortir notre mère de ses gonds. Elle nous appelait “les frères ennemis” quand elle n’en pouvait plus de nos cris et hurlements en tous genres. Tout était prétexte à dispute : la part de gâteau plus grande de 5 millimètres, la poupée empruntée sans demander, la place sur le canapé… Alors on se faisait des réflexions, on se criait dessus, on se tirait les cheveux, on se battait. Bref, on était incapable de se supporter les un.e.s les autres. Et puis, avec le temps, c’est passé. La complicité a laissé la place aux disputes, les coups de fil au coups de brosse à cheveux, les “je t’aime” aux “je te déteste”…

Maintenant j’ai deux enfants…

Et voilà que c’est à mon tour de les appeler “les frères ennemis”. Mes enfants se chamaillent sans arrêt. SANS ARRÊT. Ça commence dès le réveil à base de “pourquoi tu me regardes comme ça ?”, “t’as pris ma tartine !”, “mais tu peux pas faire attention !!!”, “c’est encore moi qui vais débarrasser ton assiette”...

Cela se poursuit pendant la journée et rebelote le soir jusqu’au moment du coucher.

Baby boss - mes enfants se chamaillent sans arrêt

C’est épuisant pour nous, parents, qui ne savons plus quoi faire…

Pourtant, nous avons essayé différentes techniques pour qu’ils cessent de se disputer tout le temps :

  • Le rappel des règles de la maison,
  • Les discussions sur le rôle de chacun dans la famille pour les rassurer sur leur importance à nos yeux et l’amour identique qu’on leur porte,
  • Les “débriefing” de ce qui s’est passé où chaque enfant s’exprime sur la manière dont les choses se sont déroulées, son ressenti,
  • Leur demander de se mettre à la place de l’autre pour savoir ce qu’il peut ressentir,
  • Les sessions de brainstorming pour savoir comment on aurait pu éviter d’en arriver là et ce qu’on peut mettre en place pour éviter que ça se reproduise,
  • Les séparer le temps que la colère retombe où dès que le ton commence à monter pour éviter que ça n’aille plus loin,
  • Réaménager leur chambre pour qu’ils aient chacun un espace personnel,
  • Les jeux collaboratifs qui doivent développer l’esprit d’équipe,
  • Se dire des choses qu’on aime chez l’autre,
  • Envisager un projet de famille pour lequel ils doivent faire des recherches tous les deux,
  • La boîte à expression proposée par Loulou…

Fermeture de la boîte à expression

Nous en avons passé des heures et des heures à discuter avec eux.

Notre soucis est surtout de comprendre pourquoi mes enfants se chamaillent sans arrêt. Alors on se demande si cela vient de leur faible différence d’âge ? D’un manque d’attention envers l’un ou envers l’autre ? De la rivalité fraternelle qui semble normale à ces âges là (12 ans et 9 ans) ?

Nous avons pris le temps de leur demander ce qui pourrait être mis en place dans la famille et entre eux pour éviter ces disputes incessantes. Ils proposent des choses, se mettent d’accord, nous disent qu’ils comprennent et qu’ils vont faire des efforts.

Et puis, dès le lendemain, tout est oublié et ça recommence…

Egalimère - Gants de boxe

Alors parfois je craque face à mes enfants qui se chamaillent sans arrêt.

Parfois, ils jouent ensemble et tout se passe bien. Et puis, d’un coup, ça démarre par une réflexion. L’autre rétorque mais le ton monte et voilà, c’est parti pour une séquence de joute verbale.

Et là, sincèrement, je n’en peux plus de les entendre se faire des réflexions, de leurs cris, des gros mots qui peuvent s’échapper de leurs bouches.

Et pourtant, je sais qu’ils s’aiment tous les deux. Qu’ils peuvent passer des bons moments ensemble sans se disputer à rire, jouer, s’amuser.

Les trolls - en route pour l'avant première - Egalimère

C’est une période transitoire.

Ils cherchent l’un et l’autre à s’affirmer, à attirer notre attention pour s’assurer qu’on les aime.

Nous avons essayé beaucoup de choses mais je crois que la seule solution finalement, c’est de laisser le temps au temps.

Leur laisser le temps de se confronter l’un à l’autre en leur donnant des limites à ne pas franchir.

Continuer à les encourager à passer des moments ensemble sans se chamailler et les séparer dès que ça commence à s’envenimer.

Et puis, espérer que dans quelques années, je les retrouverai soudés et complices comme j’au pu le devenir avec mes sœurs et mon frère. Qu’ils veilleront l’un sur l’autre et se soutiendront en cas de besoin.

En attendant, je vais surtout essayer de profiter des moments où tout se passe bien, m’enivrer de leurs éclats de rire et des ces instants fugaces où ils s’enlacent. Et me souvenir des belles choses, comme ces premiers instants de leur vie de frères..

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