Deleasy fait les courses pour vous

La corvée des courses, on connaît toutes et tous. Pour certain-e-s, c’est une véritable perte de temps alors que les journées sont déjà bien remplies. Aussi, lorsque j’ai été contactée par Deleasy pour me présenter leur activité, je me suis dit que cela pourrait en intéresser quelques un-e-s par ici 😉

Interview d’Erwann Lepage, co-fondateur de DELEASY.

© Capture d'écran Deleasy / Twitter

© Deleasy

Bonjour, En quelques mots, pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

Après 8 ans de conseil en lobbying à Paris, Londres et Bruxelles, j’ai décidé de reprendre mes études et faire un Executive MBA à l’Essec pour comprendre comment fonctionne une entreprise. J’avais étudié le droit et les sciences politiques. La finance, les ressources humaines, le marketing et toutes ces matières qu’on étudie en école de commerce m’étaient totalement inconnues et je voulais compléter mes connaissances sur le sujet. C’est grâce durant ce programme que j’ai rencontré mes deux associés.

A quel moment avez-vous eu envie de vous lancer dans la création de votre activité Deleasy ?

Trois mois après le début de mon MBA. J’avais intégré ce programme pour accélérer ma carrière dans le lobbying. J’ai démissionné trois mois après et ai déposé les statuts de ma propre entreprise dans le e-commerce le mois suivant. J’avais été passionné par le fait de prendre un sujet à partir de zéro, de le conduire et de tout faire pour que cela marche, surtout sur un sujet dont je ne connaissais rien. Et je dois dire que l’inventivité dont on doit faire preuve quand il s’agit de sa propre entreprise fait ouvrir les yeux sur ses propres capacités. On se découvre beaucoup.

Quelles ont été les différentes étapes de cette création ? Comment êtes-vous passé de l’idée au projet ?

Il y a eu 3 étapes importantes en ce qui me concerne. La première a été la composition de l’équipe (avant l’idée !!). Il était indispensable de trouver des personnes complémentaires et surtout avec lesquelles je m’entendais très bien. Mes deux associés remplissent parfaitement ces deux conditions. La deuxième étape a été l’idée. Là, nous souhaitions répondre à une problématique que nous rencontrions tous les trois : le manque de temps pour faire les courses. Car il est dur d’entreprendre pour trouver la solution à un problème qu’on ne rencontre pas soi-même. La troisième étape a été l’analyse du marché. Ce marché est-il attractif ? est-il en croissance ? y a-t-il de la place pour un nouvel arrivant ? y compris une place de leader mondial ? à l’Essec on nous poussait à voir très grand. « Go big or go home ». Et une fois que toutes les étoiles étaient alignées et que l’équation était équilibrée (équipe + idée + marché = il faut se lancer), nous nous sommes lancés.

Avez-vous pu bénéficier d’un accompagnement par une structure spécialisée ? Et si oui, laquelle, sous quelles conditions ?

Nous avons eu la chance d’intégrer un partenaire important au capital au moment du lancement. Une SSII est entrée à notre capital et nous a proposé de nous accueillir le temps de nous lancer. Cette opportunité a été un vrai choix stratégique et nous sommes ravis de ce partenariat. L’ESSEC nous a énormément accompagnés pendant toute la durée de notre programme et continue à le faire. Enfin, nous avons fait appel à des experts extérieurs pour constituer notre advisory board. Un ancien grand patron de la grande distribution alimentaire, un grand patron du numérique etc. Ils nous challengent, ouvrent des portes, nous accompagnent, nous rassurent parfois… ils sont indispensables, notamment car ils n’ont pas la tête dans le guidon. Ils ont un regard plus distant du sujet ce qui est très important.

Pouvez-vous nous dire en quoi consiste Deleasy ?

Le concept est très simple, mais n’existait malheureusement (ou heureusement) pas à ce jour. Deleasy propose de faire vos courses pour vous, à votre place, dans votre quartier et de vous les livrer quand vous le souhaitez, y compris dans l’heure. Plus de minimum de commande pour se faire livrer, plus besoin de se limiter à une seule enseigne, plus besoin d’attendre 24 ou 48 heures pour se faire livrer, et surtout plus de déception à l’arrivée des produits. Ils sont frais, bons et à consommer selon votre préférence. Et ils sont là rapidement !

© Capture d'écran Deleasy / Twitter

© Deleasy

De quoi aviez-vous le plus besoin au moment du lancement de votre activité ? Et maintenant ?

Ce dont nous avions le plus besoin était clairement de faire nos propres erreurs. Nous avons reçu beaucoup de conseils, avons énormément consulté nos amis et des experts autour de nous. Certains nous ont dit quoi faire, les bêtises à éviter, mais parfois il est dur d’aller contre son cœur et sa raison. Nous n’avons pas suivi, sciemment, certains conseils, avons commis nos erreurs, avons appris et maintenant nous allons beaucoup plus vite dans l’exécution. En fin de compte, le fait de faire certaines erreurs fait gagner du temps à terme car on prend conscience du problème.

Quant à maintenant, ce dont j’ai le plus est besoin, c’est la denrée la plus recherchée au monde : le temps. Une journée n’a que 24 heures, la semaine n’a que 7 jours et il n’y a que 12 mois dans l’année. Il faut donc faire tenir tout ce que l’on veut faire dans ce laps de temps là. Et ce n’est pas possible. Il faut donc prioriser. Et c’est parfois très très dur à faire.

Comment faites-vous pour concilier votre activité et votre vie personnelle ? Avez-vous mis en place des mesures pour faciliter votre quotidien ? Lesquelles ?

J’ai la chance d’avoir une épouse qui m’a beaucoup poussé et qui m’accompagne de manière remarquable dans cette aventure. Elle-même entrepreneure pendant un temps, elle a su que c’est dans cette activité que je m’épanouirais vraiment. Je me suis vraiment posé la question car j’ai eu une petite fille au moment où nous avons eu l’idée. Et cela m’a fait beaucoup réfléchir : carrière tracée et sécurisée pour ma famille ou alors un peu plus de risque pendant un temps mais avec possibilité d’un vrai retour sur investissement tant psychologique, émotionnel, relationnel que financier. L’objectif n’est évidemment pas de devenir riche (enfin l’objectif premier ne doit pas être ça), le vrai objectif doit être de vouloir avoir toute latitude pour faire exploser un projet, son projet, rencontrer, discuter. Bref être bien dans son job. Il faut aimer le challenge intellectuel et le yoyo émotionnel. Et cela épanouit vraiment. Cela épanouit autant que cela ne stresse. Il est donc nécessaire d’avoir des soupapes de décompression. Savoir prendre du recul, ne pas fusionner avec le guidon. On est à la barre, mais il ne faut jamais oublier le plus important. La seule mesure au quotidien que nous avons mise en place depuis le début avec mon épouse est de communiquer beaucoup, sur tout, qu’elle se sente partie au projet mais que le projet ne devienne pas notre vie. Cela aurait pu être possible tous les deux. Mais avec l’arrivée de notre petite fille, il était nécessaire de ne pas tout mélanger. Et je souhaitais également pouvoir accompagner ma fille le matin à la crèche, ce que je fais tous les matins depuis maintenant un an.

Avec le recul, quelles sont les choses que vous auriez fait différemment dans votre parcours de créateur ?

Nous savions là où nous voulions aller. Pour entreprendre il faut une dose d’arrogance mélangée à beaucoup d’empathie et de compréhension pour les consommateurs. Ce qui explique que beaucoup d’entrepreneurs se retrouvent à faire des « pivots » car ils s’adaptent à leurs consommateurs et que la demande n’est au final pas où on l’attendait. C’est la dose d’empathie et de compréhension. D’autres en revanche créent une nouvelle demande. Et l’on retrouve beaucoup cela dans le numérique. On lit souvent la phrase très connue de Ford qui expliquait qu’à l’époque, « si on avait demandé ce que les gens voulaient, ils auraient répondu des chevaux plus rapides ». L’innovation a pourtant été de créer la voiture. Créer une nouvelle demande est quelque chose de difficile, long et épuisant. Etant donné que le temps devient comme je l’expliquais une denrée très rare, nous aurions sans doute dû nous lancer plus tôt et « itérer » davantage ce que nous n’avons pas suffisamment fait. Nous aurions pu gagner du temps, arriver plus vite sur le marché, et adapter plus rapidement notre service. Nous l’avons fait au final, mais aurions pu le faire plus tôt.

Et du coup, quels conseils pourriez-vous donner à une personne qui souhaite se lancer dans la création d’entreprise ?

Un seul conseil : foncez ! On ne vit qu’une fois et c’est l’une des expériences les plus passionnantes, fantastiques et intellectuellement remarquables de ma vie. Les gens rencontrés, les challenges rencontrés, les idées à concrétiser, la palpitation du succès et l’angoisse de l’échec, puis l’ivresse de se relever d’un échec… c’est une belle manière de vivre pleinement à condition que l’on soit bien accompagné, que son entourage soutienne cette démarche, et enfin que l’on se fixe des limites pour savoir quand cela vaut le coup de les dépasser, et quand cela ne vaut pas ou plus le coup.

Merci pour cette interview et ces conseils. 

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