Une consultation digne de Docteur House

Mercredi prochain, j’ai ENFIN rendez-vous avec l’allergologue pour procéder aux tests d’allergies médicamenteuses. Je vous parlerai de tout ça dans un autre article qui risque d’être fort fort long… Mais passons et revenons à Docteur House… Depuis que je sais que j’ai ce rendez-vous, j’évite tout ce qui peut provoquer une allergie. Mais ce matin, horreur, je me suis levée avec des boutons sur le ventre et le dos. En dehors de l’aspect esthétique, ça me démange énormément. Par crainte de voir l’allergologue refuser de pratiquer les tests la semaine prochaine, je suis donc passée voir ma super généraliste.

Salle d'attente - Docteur House - Egalimère

Passion salle d’attente

Me voilà donc à 8 h 30 dans son cabinet avec, devant moi, déjà 4 patientes. Je connais ma généraliste, je sais donc que j’en ai pour au moins 1 h 30 d’attente.

Les salles d’attente, je commence à saturer un peu. Entre les rendez-vous médicaux de Loulou (orthophoniste-sophrologue, orthodontiste, ORL, Ophtalmo), ceux de Ti’Loulou et les miens, je perds un temps fou dans ces endroits. D’ailleurs, je publie régulièrement des photos sur mon compte Instagram avec le hashtag #passionsalledattente. Et hop, autopromo, c’est par là : https://www.instagram.com/egalimere/

Mais patienter chez ma généraliste ne me fait pas le même effet. Je sais que je vais attendre parce qu’elle est humaine. Elle me fait d’ailleurs penser à Baptiste Beaulieu. C’est une personne qui prend le temps d’écouter ses patient·e·s, de leur expliquer les choses, de les rassurer. Elle ne passe pas 10 minutes avec les patient·e·s qu’elle reçoit mais bien 30 minutes. Bref, une perle avec qui je m’entends plutôt bien et discutons beaucoup.

Mais ce matin, en entrant dans son cabinet, j’étais loin de me douter que j’en sortirai avec un si grand sourire.

Ti'Loulou heureux

Une consultation digne d’un épisode de Docteur House 

Non, elle ne marche pas avec une cane et ne se shoote pas aux médicaments. Elle a une moto comme Docteur House, la comparaison s’arrête là.

Ce matin avec elle, il y avait une étudiante en médecine. Je leur expose mon problème de boutons qui grattent, le RV avec l’allergologue, ma crainte de devoir reporter les tests…

Je m’allonge sur la table d’examens, enlève mon haut et là, j’ai vu deux têtes de pencher au dessus de mon abdomen avec l’air interrogateur :

  • “Ça te fait penser à quoi ?
  • Une allergie ?
  • Mais l’allergie ne serait pas limitée à ces zones. Avec un changement de lessive par exemple, les réactions sont sur tout le corps.
  • Une allergie alimentaire alors ?
  • Non, pareil, ça serait plutôt visible sur le haut du corps alors que là, les boutons sont localisés.
  • Des puces de lit ?
  • Oui, ça pourrait faire penser un peu à ça… Mais à ce moment là, son mari aussi aurait des boutons. Or ce n’est pas le cas.
  • La galle ?
  • Les boutons n’ont pas tout à fait la même forme…”

Je me suis demandée à quel moment le staff allait débarquer dans la salle d’examen 

Avis d'expert.e- Egalimère

Des boutons au nom barbare 

Au final, après avoir émis différentes hypothèses, elle a cherché confirmation dans sa base de données. Sans être tout à fait sûre d’elle, elle a pu poser un nom sur cette réaction cutanée. Elle m’a prescrit une crème à base de corticoïdes pour soulager les démangeaisons. Mais si la crème ne fait pas effet dans une semaine, je devrais aller consulter un·e dermatologue pour examens complémentaires. Je croise les doigts pour qu’ils partent et éviter les prélèvements et autres joyeusetés. Et pour que l’allergologue me fasse quand même les tests d’allergies médicamenteuses.

Elle m’a aussi conseillé de bien hydrater ma peau. Et pour vous dire à quel point nous pouvons échanger, nous avons parlé de Bi Oil qu’elle utilise. Je lui ai parlé de l’huile nourrissante au cacao conseillée par ma sœur (vous voyez Palmer’s, je ne suis pas rancunière hein !!! Je continue à utiliser votre huile et la conseiller même si je passe pour la blogueuse gratteuse de produits…).

Au moment où j’allais quitter la pièce, j’entend ma généraliste demander à son étudiante :

  • “Mais au fait, tu n’as pas un cas dermato à présenter à la fac toi ?
  • Si.
  • Tu ne voudrais pas faire des photos pour présenter son cas ?
  • Oh oui, ça serait bien ça ! Je peux prendre des photos Madame, cela ne vous dérange pas ? Comme ça, je pourrais présenter notre anamnèse, les pistes auxquelles nous avons pensé et le traitement proposé. Mais vous nous tenez au courant hein ? Si vous allez voir le dermatologue, vous nous direz ce qu’il en a pensé ? “

Prêter mon corps à la science

Comment refuser devant tant d’enthousiasme et d’envie d’en savoir plus sur mes boutons ? Hein ? Alors je me suis prêtée au jeu des photos de cette irruption cutanée… Non, vous le verrez pas, vous risqueriez de crier “beurk” et me faire baisser dans votre estime 

Je ne pensais pas que, dans ce loooong parcours pour faire retirer un lipome, j’aurai pu faire la joie d’une étudiante en médecine. J’étais aussi bien loin d’imaginer que je rigolerai pendant une consultation en appelant ma généraliste Docteur House.

Bref, aujourd’hui, j’ai l’impression d’avoir prêté mon corps à la science, d’avoir donné à une étudiante l’envie d’en savoir plus sur “un cas dermato”.

Et franchement, ça me donne le sourire tout ça !

Même si ça me gratte toujours…

Barcelone - Street art - Egalimère - Silent Sunday 83

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