Ma Mairie et ses procédures administratives

Cela fait plusieurs fois que je me rends à la Mairie de mon domicile afin d’effectuer quelques démarches et je suis souvent confrontée à des procédures administratives contre lesquelles je dois faire face. Mais maintenant que vous me suivez depuis un petit moment, vous commencez à me connaître, je ne suis pas du genre à lâcher facilement l’affaire quand quelque chose me tient à cœur.

J’habite une commune d’environ 20 000 habitants. La Mairie propose de nombreuses actions pour les jeunes, les moins jeunes, le service social est très souvent sollicité et pour avoir rencontré le Maire à quelques reprises, je dirais qu’il est bien investi dans la vie de sa commune et à l’écoute de ses habitant-e-s.

Mais bon, parfois, pour des démarches particulières, ça coince. Deux solutions : on laisse tomber ou on persiste. Je choisis la 2ème.


Les personnes qui me reçoivent sont certes charmantes mais elles sont contraintes à des procédures administratives complexes qui me laissent un sentiment de temps perdu, de perplexité…

Exemple 1 : demander une dérogation pour l’inscription à l’école primaire de Loulou 

L’école de secteur est à l’opposé de chez la nounou de Ti’Loulou qui m’avait proposé de récupérer Loulou à la sortie de l’école si j’avais un empêchement. Au moment de l’inscription, je venais de me faire licencier pour “raison économique” (j’en ai parlé dans ce billet) et les entretiens auxquels je me rendais étaient dans des lieux assez éloignés de mon domicile. Donc, même en inscrivant mon fils à l’étude, il m’aurait été difficile d’être à 18 heures à la sortie de l’école.
De plus, Loulou a eu quelques difficultés avec des enfants de l’école maternelle (un peu de harcèlement parce que, n’entendant pas bien, il était une victime idéale) à tel point que nous avons vécu quelques nuits très agitées avec ses cauchemars, ses pleurs et ses peurs de retourner à l’école. J’ai donc fait une première demande de changement d’école en parlant uniquement du mode de garde.
Réponse négative. J’appelle l’adjoint au maire qui me prend de haut et me notifie que ce n’est même pas la peine d’envisager de faire appel.
Ah bon, on peut faire appel ? Allons-y ! Ce coup-ci, c’est la maman louve qui s’est exprimée et a expliqué que son fils était un enfant sensible et que pour diverses raisons, il allait vivre des changements dans sa vie (retour de Maman au travail, la Nounou qui devait venir le chercher) en pointant également les difficultés avec les autres enfants.
Alors là, ils m’ont sorti le “grand jeu” : passage devant une commission composée de la responsable du secteur petite enfance, de l’adjoint au maire, de la directrice de l’école. Il a fallu que j’argumente, que je réponde aux questions diverses et variées…

Le soir même, l’adjoint m’appelait, ma dérogation était accordée.

Exemple 2 : inscription au séjour de vacances de Loulou

Nous recevons chaque année un catalogue pour les séjours d’été pour les enfants. Nous avons de la chance d’avoir une commune qui se préoccupe de la jeunesse et qui met tout en oeuvre pour offrir aux enfants de la ville des vacances.
Les séjours sont d’une durée de 2 à 3 semaines avec des dates définies en juillet et en août.
Loulou part une semaine en vacances avec son grand’père en juillet puis avec nous en août mais il souhaitait partir en colonie parce qu’il a bien aimé celle de l’an dernier et qu’il a vu “un séjour chez les indiens”. Une seule date correspond et me voilà en train de remplir le bon d’inscription.
Sur le même bon, il est mentionné qu’il faut indiquer 2 séjours pour que la demande soit valable.
Problème : aucun des autres séjours ne propose de date correspondant aux disponibilités de mon fils…
Tant pis, j’apporte la demande à la Mairie.
L’agent refuse de prendre l’inscription parce qu’elle n’est pas conforme. Soit j’indique un 2ème choix au risque que la demande soit acceptée pour ce dernier et que je verse des arrhes qui ne me seront pas restitués lorsque j’aurai refusé d’y envoyer mon fils (qui du coup ne partira en colonie), soit je rédige une demande de dérogation à adresser aux élus de la ville qui prendront la décision.

De retour chez moi, je rédige donc de ma plus belle plume un courrier argumentant, précisant les dates et lieux de séjour des enfants avec leur grand’père, les dates des séjours non compatibles avec les nôtres…

Une demande de dérogation plus tard, la demande est acceptée, mon fils part en séjour.

Exemple 3 : demander une attestation fiscale à la mairie pour les activités périscolaires

Comme rien n’est simple avec les démarches administratives, faire le calcul des sommes versées pour les activités péri-scolaires et la cantine et joindre les différentes factures ne suffit pas, il faut une attestation fiscale.

Je me rends donc à la Mairie, même service que pour le séjour de vacances, et là, encore une fois, je dois faire preuve de la plus grande zénitude parce que le discours relève d’un épisode de la 4ème dimension :

– Bonjour Madame, serait-il possible d’avoir une attestation fiscale ?
– Je vais prendre votre demande et on vous l’enverra !
– Vous ne pouvez pas la faire tout de suite ? (ben oui, elle a un ordinateur devant elle, il suffirait qu’elle tape mon nom et qu’elle lance un programme et hop non ???)
– Non, c’est mercredi ! (notez la réponse argumentée…)
– D’accord… Quand pensez-vous pouvoir nous l’adresser ?
– Fin de semaine prochaine !
– Nous en aurions besoin pour lundi si c’est possible. Mon mari a rendez-vous avec son comptable qui nous en a fait la demande pour la déclaration de revenus.
– Bah, si c’est pour lundi, il suffit de reprendre les factures et de faire le total, c’est ce qu’on va faire nous !
– C’est ce que nous avons déjà fait mais pour certaines administrations, les factures ne suffisent pas, ils demandent une attestation fiscale.
– C’est bien compliqué tout ça ! Bon, je note que c’est urgent mais comme c’est mercredi, je peux rien vous promettre.En plus, demain c’est férié et on ferme plus tôt aujourd’hui !”

Notre conversation dure 10 minutes environ, elle aurait pu faire une demande en direct sur son ordinateur mais il doit y avoir toute une procédure qui m’échappe et me laisse perplexe, avec comme je le disais, un sentiment de temps perdu et de manque d’organisation.

Mais bon, ma Mairie et moi, c’est une longue histoire. J’ai dû me battre pour que mon fils puisse être inscrit dans une autre école que l’école de secteur, pour que la demi-journée de cours supplémentaire soit un mercredi matin et non un samedi matin (pétitions, réunions avec les parents d’élèves – pendant laquelle j’ai raconté que chez nous le matin, ce n’était pas la famille Ricorée mais la famille pressée – vote et au final, c’est le mercredi matin qui l’emporte), pour que l’heure du mariage l’an dernier soit la plus tardive possible (là encore plusieurs courriers pour que notre demande soit acceptée)…

Malgré tout, je l’aime bien ma Mairie parce que, si elle met mes nerfs à rude épreuve, souvent, ça se termine bien !

Et puis, c’est pas tous les jours que je vais croiser l’adjoint au Maire qui va me dire en souriant “Bonjour Madame Ricorée” !

Et vous, comment ça se passe avec votre Mairie ??

 

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